Vaisseau
Navire de guerre des marines à voiles depuis le XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, et armés de 60 canons ou plus. Ces gros navires étaient appelés ship-of-the-line en anglais parce qu’ils formaient la « ligne » de combat lors d’un engagement naval. Ils étaient les cuirassés de l’époque de la navigation à voiles. Trois vaisseaux de 60 canons et un autre de 72 canons furent fabriqués pour la marine française au chantier royal naval de Québec entre 1746 et 1753. Par la suite, les seules quilles que l’on déposa pour les vaisseaux fabriqués au Canada furent au chantier naval de Kingston (au Canada) durant la Guerre de 1812 pour le HMS St. Lawrence, un navire de 110 canons, durant l’année 1814, et deux autres étaient en construction lorsque la guerre prit fin.
Vêtement
Voir : Capote, Kaki, Mitasses, Shako, Uniforme.
Victimes de guerre
Les guerres ont toujours fait des morts, mais ce n’est que récemment qu’on a commencé à recueillir des chiffres fiables sur les pertes militaires au combat. C’est pendant le XXe siècle que le Canada a enregistré ses pires pertes. Selon les Livres du Souvenir, 66 655 Canadiens, hommes et femmes, ont perdu la vie pendant la Première Guerre mondiale, 44 893, pendant la Seconde Guerre mondiale, et 516, pendant la guerre de Corée.
Les Livres du Souvenir sont conservés dans la chapelle commémorative de la tour de la Paix du Parlement du Canada, à Ottawa. On y trouve le nom de tous les Canadiens qui sont morts alors qu’ils servaient dans des armées alliées ou dans leurs propres forces armées. Pendant la Première Guerre mondiale, par exemple, quelque 1 500 Canadiens servant dans les forces aériennes britanniques et plus de 400 Canadiens servant dans la Marine royale ont perdu la vie. Les chiffres officiels des Forces canadiennes ne comprennent que les Canadiens qui ont servi dans les forces armées du pays. Les forces armées du Canada ont enregistré 59 769 décès pendant la Première Guerre mondiale, 42 042, pendant la Seconde Guerre mondiale et 415, pendant la guerre de Corée.
Des Canadiens reposent dans les cimetières de la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth dans 70 pays (dont le Canada); leur pierre tombale de granit gris porte la feuille d’érable, le nom, le numéro matricule, l’unité, l’âge et la date du décès (quand on la connaît) de la personne, une croix ou une étoile de David et une épitaphe choisie par les parents. Pendant la Première Guerre mondiale, de nombreuses victimes ont été si mutilées que leur tombe porte simplement l’inscription « Soldat canadien de la Grande Guerre » suivie de l’épitaphe éloquente « Connu de Dieu seulement ». Le 28 mai 2000, les restes d’un soldat canadien inconnu ont été inhumés avec les honneurs militaires au Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa, pour représenter le soldat inconnu du pays. Des milliers d’autres soldats canadiens dont le corps a été pulvérisé au combat n’ont jamais été retrouvés, mais le nom de 6 994 d’entre eux est gravé au Mémorial de la Porte de Menin.
Comme Terre-Neuve ne s’est jointe au Canada qu’en 1949, les chiffres ci-dessus ne comprennent pas les victimes de Terre-Neuve des guerres antérieures. Pendant la Première Guerre mondiale, 1 602 Terre-Neuviens ont perdu la vie. Pour une aussi petite collectivité, ces pertes étaient épouvantables; le 1er juillet 1916 seulement, 233 Terre-Neuviens ont été tués à Beaumont-Hamel. Depuis, le 1er juillet est un jour de deuil officiel à Terre-Neuve, même si, ailleurs au pays, ce jour coïncide avec la fête nationale marquant l’anniversaire de la Confédération du Canada. Pendant la Seconde Guerre mondiale, 722 Terre-Neuviens ont perdu la vie. Dans les cimetières de la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth, leur pierre tombale porte une tête d’orignal au lieu d’une feuille d’érable.
Au total, environ 116 000 militaires des deux sexe et marins de la marine marchande canadiens (Terre-Neuviens compris) ont péri pendant les deux guerres mondiales et la guerre de Corée. À ce titre, seule la Grande-Bretagne dépasse le Canada dans le Commonwealth britannique pour le nombre de militaires victimes de la guerre.