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Santé, soins médicaux et alimentation

La ration des soldats a toujours été pensée de manière à offrir le plus d’éléments nutritifs et sains à un coût modéré. Les premières garnisons françaises ont souffert du scorbut jusqu'à ce que les Amérindiens leur révèlent les avantages d’un régime alimentaire équilibré. Les soldats en santé étaient les combattants idéals, ils avaient un bon moral et ils nécessitaient par conséquent moins de soins de santé. L’ordinaire des soldats est resté sommaire et monotone jusqu’à ce qu’on commence à le varier, à la fin du XIXe siècle. Au XVIIIe siècle, les officiers des régiments britanniques mettaient en commun leurs ressources pour former un mess qui leur offrait des aliments et des vins de bonne qualité à un prix abordable, et cette pratique s’est maintenue. Dans les navires de la MRC, on suivait les usages de la Marine royale et du carré des officiers de ses navires de guerre.

Au Canada, la santé des soldats était bonne par comparaison à ce qui s’observait dans des endroits comme les Antilles, où des fièvres pouvaient décimer des régiments entiers; à la fin des années 1790 et au début des années 1800, en effet, des régiments britanniques étaient affectés à Halifax, mais envoyés aux Antilles et rapatriés pour quelques mois dans l’espoir d’éviter de telles pertes. Les rigueurs d’un hiver canadien pouvaient causer des engelures chez les soldats qui montaient la garde ou qui participaient à des expéditions; par temps très froid, les sentinelles devaient être relevées très souvent. Les boissons alcooliques faisaient partie des rations des soldats et des marins, mais elles étaient souvent consommées avec excès et elles nuisaient à leur santé. Au lieu d’interdire carrément l’alcool comme cela se fait dans la Marine américaine, le Canada a toujours retenu une approche modérée, à l’image des forces armées européennes.

Sape

Tranchée formant saillie, à angle droit par rapport à la ligne de combat. Les sapes permettaient à de petits groupes d’hommes de se rapprocher de l’ennemi afin de pouvoir lancer un raid, observer la situation ou tirer tout en restant caché.

Sapeur

Soldat-artisan spécialisé, s’occupant principalement de la construction de fortifications de campagne, notamment les tranchées creusées lors des sièges, et appelées « sapes » dans le langage du génie militaire. Il y eut des sapeurs dans des régiments particuliers à compter du XVIIe siècle. Des détachements des Royal Military Artificers, appelé Régiment royal des sapeurs et mineurs à compter de 1813, furent postés au Canada à partir des années 1790. Ils jouèrent un rôle de premier plan dans la construction des forts et des citadelles de grande taille, comme le canal Rideau dans les années 1820 et 1830.

La première unité canadienne du genre semble avoir été le Corps of Artificers and Labourers de St. John’s (Terre-Neuve), entre 1778 et 1780, mais il y eut une unité d’artificiers de la milice durant le siège de Québec en 1775-1776. Pendant la Guerre de 1812, un Corps d’artificiers provinciaux servit en 1813-1815 dans le Haut-Canada. La plupart de ces hommes étaient des Noirs ayant fui l’esclavage aux États-Unis. Par la suite, il n’y eut aucune unité de génie permanente dotée d’officiers non commissionnés et de sapeurs au Canada avant la formation du Corps royal du génie canadien, au début de XXe siècle.

Sea Fencible

Type de volontaires de la milice navale, apparus en Grande-Bretagne dans les années 1790. Il y eut des unités de Sea Fencible rattachées aux bataillons des comtés de Saint-Jean, de Charlotte et de Northumberland au Nouveau-Brunswick au cours de la Guerre de 1812. Elles furent levées parmi les marins des collectivités côtières et semblent avoir été toutes dissoutes après la guerre. Entre 1833 et 1867, il existait une unité de St. John Sea Fencibles. Celle-ci agissait principalement comme une unité d’artillerie. Ses officiers et hommes de troupe portaient un uniforme de marine.

Service canadien des renseignements (SCR)

Autorisé le 29 octobre 1942. Une unité de collecte de renseignements; succéda à la Section de guides.