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Mitrailleuse portative

Arme légère et portative, la mitraillette a été conçue vers la fin de la Première Guerre mondiale. Les premières à être utilisées en grand nombre ont été les Thompson, qui ont servi au départ aux gangsters et aux policiers américains dans les années 1920. Une mitraillette comme la Sten pouvait théoriquement tirer 600 coups à la minute, mais on l’utilisait toujours par courtes rafales ou coup par coup, puisque son chargeur contenait 32 balles. Les mitraillettes étaient habituellement réservées aux commandants et aux sergents de peloton d’infanterie, les soldats disposant de fusils à tir plus lent, mais plus précis.

Voir aussi : Mitraillette Sten, Mitraillette Thompson.

Monitor

Le premier Monitor était un navire à tourelle blindé de la Marine des États-Unis, rendu célèbre par son combat contre le Merrimac, un navire cuirassé confédéré. Des navires appelés « Monitor » firent rapidement leur apparition dans d’autres marines et furent transformés en navires de guerre conçus uniquement pour bombarder des cibles terrestres.

Mortier

Un mortier est une pièce d’artillerie capable de lancer une bombe explosant au-dessus de la cible et déversant des projectiles sur l’ennemi. Les mortiers étaient servis par des bombardiers, c.-à-d. des canonniers spécialisés qui allumaient la mèche de la bombe avant de la lancer, ce qui était extrêmement dangereux. Lors des sièges de Louisbourg, en 1745 et en 1758, et de Québec, en 1759, on se servit pour la première fois de mortiers à grande échelle.

Musées, monuments et mémoriaux

Administré par la Milice du Canada, le premier musée militaire a été créé en 1882, dans une salle d’exercices d’Ottawa. Après la Première Guerre mondiale, on a envisagé à maintes reprises de construire un grand musée commémoratif comme l’Imperial War Museum et l’Australian War Momorial, mais peu a été fait, et le Musée canadien de la guerre n’était guère plus qu’une annexe des Archives publiques du Canada, promenade Sussex. En 1967, à la suite du déménagement des Archives rue Wellington, le Musée canadien de la guerre a occupé le bâtiment libéré de la promenade Sussex. Sa collection s’enrichissant rapidement, notamment par l’acquisition de véhicules blindés et de pièces d’artillerie, le musée a rapidement manqué d’espace. Après des années d’effort, la construction d’un nouveau Musée canadien de la guerre a enfin été décidée; l’inauguration se fera en 2005.

De nombreuses unités des Forces canadiennes ont un musée dans des manèges et des bases, ici et là au pays. Depuis le XXe siècle, de nombreux champs de bataille et forts sont préservés, la plupart appartenant au réseau des sites historiques de Parcs Canada. Ces sites comprennent par exemple la forteresse de Louisbourg, la citadelle d’Halifax, les fortifications de Québec, le canal Rideau, Batoche et Fort Rodd Hill, pour n’en nommer que quelques-uns. Les avions militaires sont pour la plupart gardés au Musée national de l’aviation, à Ottawa.

Au Canada, le premier monument important en l’honneur d’un héros de guerre a été la colonne portant une statue dédiée à lord Nelson qui a été érigée à Montréal, en 1810, par des marchands canadiens pour sa victoire à Trafalgar, cinq ans plus tôt. Le premier monument au Général Brock, héros de la guerre de 1812, a été inauguré en 1824; il a plus tard été reconstruit, à Queenston, en Ontario, où il domine toujours la rivière Niagara. En 1827, un petit obélisque a été dédié à la mémoire du Général Wolfe, à Québec. Après les terribles pertes de la Première Guerre mondiale, les monuments sont devenus moins glorieux, puisqu’ils témoignaient du profond chagrin causé par ces pertes.

La Commission des sépultures de guerre du Commonwealth a été créée pour établir des cimetières militaires pour plus de 800 000 soldats du Commonwealth britannique morts au combat, principalement en France et en Belgique. Le Canada a érigé un imposant mémorial à Vimy à la mémoire de ses morts. Après la Seconde Guerre mondiale, près de 600 000 soldats du Commonwealth morts au combat ont été enterrés dans des cimetières partout au monde; 111 500 soldats canadiens sont enterrés avec leurs camarades dans 70 pays. Partout, des monuments sobres mettent l’accent sur leur sacrifice. Au Canada, le monument le plus important est le Monument commémoratif de guerre, à Ottawa. Le 11 novembre, le gouverneur général, le premier ministre, le président de la Légion royale canadienne, le chef d’état-major et une mère ayant perdu un ou plusieurs enfants à la guerre y déposent des fleurs.

Musique

Les corps de musique (appelés « musiques ») sont devenus à la mode à partir du milieu du XVIIIe siècle dans la plupart des armées européennes, et presque tous les régiments allaient être dotés d’une musique régimentaire. Les premières musiques militaires au Canada furent celles des régiments d’infanterie britanniques qui étaient en garnison. Reconnues être excellentes pour l’esprit de corps et le moral, elles jouissent toujours de cette réputation. Comme elles donnaient des concerts, gratuitement ou à des fins de bienfaisance, elles avaient énormément de succès et, jusqu’à la fin du XIXe siècle et l’invention du phonographe, la plupart des Canadiens n’eurent accès qu’aux airs orchestrés de musiques militaires (puis de groupes musicaux composés de membres de corps de police, de corps de pompiers et d’autres organismes civiques). Les unités militaires canadiennes avaient aussi leurs musiques, dont un grand nombre comportaient des cornemuseurs dits « Highland », même s’ils n’étaient pas d’origine écossaise. Par exemple, quand la Première Guerre mondiale éclata, les hommes du Calgary Police Pipe Band se joignirent tous à la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et devinrent son corps de cornemuses, le premier du grand nombre de ceux que comptèrent les unités du CEC.