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Grade
La hiérarchie de commandement de l’armée. Dans les forces militaires, les grades sont clairement définis et désignent, dans une armée, le simple soldat jusqu’au général, dans une force navale, le marin jusqu’à l’amiral, et dans l’aviation, l’aviateur jusqu’au maréchal de l’air. Au Canada, les grades ont suivi de près les structures employées en France à compter du XVIIe siècle et en Grande-Bretagne après 1760.
Grenade
Arme anti-personnel explosive. Il s’agissait au départ d’une sphère en fonte creuse, emplie de poudre noire et munie, dans sa partie supérieure, d’un orifice dans lequel on insérait une mèche. Son nom proviendrait du fruit rond du même nom. Les grenades étaient dangereuses à manipuler et, à la fin du XVIIe siècle, les grenadiers d’élite en avaient la responsabilité. On se servait aussi de grenades lors des batailles navales, en situation très rapprochée; quand deux navires se trouvaient bord à bord, des marins grimpaient dans les mâts et lançaient ces armes sur le pont du navire ennemi. Peu utilisées au XVIIIe siècle, les grenades furent rarement vues au siècle suivant, même si l’on en comptait dans les dépôts des forts au Canada comme ailleurs, mais leur technologie vétuste les rendaient de moins en moins utiles.
Au début du XXe siècle, la grenade moderne, dotée d’un détonateur et d’explosifs chimiques, telle que conçue par Martin Hale, fut adoptée par l’Armée japonaise et utilisée avec succès dans la Guerre russo-japonaise de 1904. Par la suite, les armées adoptèrent toutes de nouveau la grenade et, depuis la Première Guerre mondiale, celle-ci fait partie de l’armement du soldat canadien. Au XXe siècle, les Canadiens utilisèrent la grenade de forme ovale qui avait la faveur des troupes américaines et britanniques; elle convenait mieux, dit-on, aux jeunes hommes de ces pays parce que ces derniers jouaient au base-ball ou au criquet, tandis que les soldats allemands utilisèrent la grenade de type « pilon à patate », c’est-à-dire un cylindre doté d’un manche pour la lancer.
Grenadier
Soldat d’élite d’un régiment recruté parmi les hommes les plus braves, les plus forts et les plus grands de l’unité. Les grenadiers firent leur apparition dans l’Armée française à compter de 1667, et dans l’Armée britannique onze années plus tard. Leur nom est dérivé de la « grenade », car ils étaient au début équipés de grenades qu’ils lançaient sur l’ennemi durant une attaque. Les grenades furent de moins en moins utilisées vers le milieu du XVIIIe siècle, mais les grenadiers étaient depuis longtemps devenus synonymes d’excellence militaire. Des unités de grenadiers servirent d’unités de garde, et deux des plus célèbres d’entre elles furent les Grenadiers de la Garde impériale de Napoléon, et les Grenadier Guards de la Grande-Bretagne. On distinguait principalement les grenadiers par la haute mitre ou la cape de fourrure qu’ils portaient et, dans l’Armée française, par leurs moustaches. Il n’y eut pas de grenadiers en Nouvelle-France avant 1755, quand chaque bataillon d’armée arrivant au pays comporta sa compagnie de grenadiers.
Dans les premières colonies britanniques du Canada, les premiers grenadiers furent probablement ceux du régiment de Gibson, affecté à St. John’s (Terre-Neuve), en 1697. Le 40e Régime de fantassins, formé en Nouvelle-Écosse en 1717, comportait une compagnie de grenadiers. En 1721, des tenues furent expédiées pour les 360 hommes du régiment, dont 41 coiffes de grenadier et « de la dentelle et de l’extraordinaire » de plus pour la tenue des grenadiers. Les unités régulières levées au Canada à partir de 1775 comptaient des compagnies de grenadiers, tout comme les régiments de milice vers la fin du XVIIIe siècle. Depuis la Confédération, plusieurs régiments de milice canadiens ont adopté le nom de grenadiers avec la sanction royale, notamment le 10th Royal Grenadiers de Toronto, le Grenadier Guards of Canada à Montréal et les Winnipeg Grenadiers.
Groupe
Formation de la Royal Air Force (RAF), équivalant en gros à une division de l’Armée de terre, au sein du Bomber Command (p. ex., le Groupe no 6 (canadien) durant la Deuxième Guerre mondiale.
Groupe d’armées
Expression liée à l’organisation des troupes lors de la Première et de la Deuxième guerres mondiales. Deux armées ou plus, placées sous le commandement d’un maréchal; un groupe d’armées est habituellement formé de 400 000 militaires, tous grades confondus. La plus grande formation d’une force terrestre.