Pacific Coast Militia Rangers
À la suite de l’attaque des Japonais contre Pearl Harbor le 7 décembre 1941, la côte Ouest du Canada et des États-Unis fut traumatisée et se mit à craindre des attaques surprises. Le littoral long et accidenté de la Colombie-Britannique était impossible à défendre et il y avait peu de troupes disponibles pour exercer une surveillance. Afin de pouvoir donner l’alerte en cas d’attaque ou de raid imminent, une force volontaire, les Pacific Coast Militia Rangers, fut recrutée à partir de mars 1942, principalement parmi les ouvriers forestiers, les bûcherons et les pêcheurs, regroupés en compagnies éparpillées tout le long de la côte de la Colombie-Britannique. Ces hommes, d’âge mur principalement, devaient être en bonne condition physique et bien connaître la région. Ils formèrent leurs propres compagnies locales, élurent des officiers et des sous-officiers, et ne furent pas rémunérés. L’idée remporta immédiatement un très vif succès car, en juillet 1942, on comptait environ 10 000 hommes; en 1945, il y en avait environ 15 000. Les compagnies de rangers se réunissaient en soirée et la fin de semaine pour apprendre les tactiques de la guérilla; il y avait fort peu d’exercices. Il était entendu qu’ils pouvaient être mobilisés instantanément, au pied levé. Plus tard, on leur confia la tâche de repérer et de neutraliser les nombreux ballons-bombes japonais qui se posèrent en Colombie-Britannique. Après la reddition du Japon, les Pacific Coast Militia Rangers furent dissous en octobre 1945.
Palissade
Dans le langage des fortifications militaires, un mur de bois. Au Canada, les murs de la quasi-totalité des premiers forts étaient faits de billes de bois plantées dans le sol en vue de former une palissade.