Gouvernement du Canada / Government of Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

Glossaire

Choisir une lettre pour naviguer afin d'obtenir une liste des termes et définitions en ordre alphabétique.

  1. « Précédent
  2. 1
  3. 2
  4. 3

Feld-maréchal

Le grade le plus élevé au sein de l’Armée britannique. Dans les autres services, les grades équivalents sont l’amiral de la flotte et le « maréchal de la Royal Air Force ». Officiellement, ils ne sont jamais mis à la retraite. Le Canada n’a jamais eu un tel grade, mais les forces canadiennes ont servi sous les ordres de feld-maréchaux britanniques au cours des deux guerres mondiales.

Femmes

Même si les femmes, exception faite de quelques infirmières, ont été exclues des rangs des militaires au Canada avant le XXe siècle, elles ont été associées aux affaires militaires dès le début de la colonisation. Malgré les valeurs traditionnelles et les modèles qu’on leur proposait dans presque toutes les sociétés, il semble que de nombreuses pionnières canadiennes savaient utiliser des armes à feu aux XVIIe siècle, comme en témoignent l’histoire de Madeleine de Verchères, qui a vaillamment défendu un fortin en 1691, et d’autres incidents dans lesquels des femmes se sont révélées habiles au tir. Les cas de cette nature paraissent avoir été moins nombreux au XVIIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, la création de corps de cadets dans des écoles secondaires a mené à la formation de quelques unités dans des écoles de filles. Il y avait également une « compagnie d’amazones » formée de volontaires et attachée au 62e Régiment, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, à l’époque de la guerre des Boers; ce cas n’a peut-être pas été unique. Dans l’armée régulière, les infirmières ont été les premières femmes à s’enrôler. Même si diverses formations « d’auxiliaires » comptaient aussi des femmes pendant la Première Guerre mondiale, ces dernières ne faisaient pas partie de l’armée canadienne.

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, des milliers de Canadiennes ont de nouveau formé des unités auxiliaires. En 1940, 17 000 femmes environ se sont engagées comme volontaires dans divers groupes pour y remplir des tâches dans le domaine de l’administration et du secrétariat, de la cuisine, des transmissions et de la mécanique, en plus de participer à des exercices de manœuvre hebdomadaires. Elles étaient souvent initiées aux premiers soins par le personnel de la Croix-Rouge canadienne, de l’Ambulance Saint-Jean et des Infirmières de l’Ordre de Victoria. Leur objectif était d’y remplir des fonctions de non-combattants pour permettre aux hommes de se joindre aux forces. Les divers groupes achetaient souvent leurs propres uniformes; ce fut le cas par exemple du Corps de réserve des femmes volontaires, unité du Québec qui comprenait environ 500 membres.

Le gouvernement a été invité à plusieurs reprises à reconnaître toutes ces manifestations de bonne volonté, ce qui a finalement été fait en juillet 1941, quand on a autorisé la création des Auxiliaires féminines des Forces armées du Canada. Cela a mené à la formation, le 2 juillet 1941, de la « Division féminine » de l’ARC, qui allait ainsi devenir la première unité de militaires de sexe féminin à être autorisée en Amérique du Nord. Cet événement fut bientôt suivi par la création du Service féminin de l’Armée canadienne, le 13 août 1941, et du Service féminin de la Marine royale du Canada, le 23 juillet 1942. De nombreuses femmes ont ainsi été affectées outre-mer jusqu’à la fin de la guerre. Elles ont ensuite été progressivement libérées, les membres du Service féminin de l’Armée canadienne, en août 1946, celles du Service féminin de la Marine, en décembre 1946, et celles de la Division féminine de l’ARC, le 1er mars 1947.

La décision de dissoudre les services féminins a été prise plus ou moins à contrecœur. Des officiers supérieurs des trois armées estimaient en effet que les femmes avaient joué un rôle vital, et tous souhaitaient conserver un cadre de militaires féminin. Le gouvernement ne s’est cependant pas rangé à cet avis, puisqu’il souhaitait retourner à la vie civile le plus grand nombre de militaires possible.

La guerre froide et la guerre de Corée n’ont pas tardé à mettre en évidence le rôle essentiel qu’avaient joué les services féminins, et, en mars 1951, le gouvernement a autorisé leur remise sur pied. Cette année-là, quelque 2 600 femmes se sont jointes (dans certains cas pour la seconde fois) à l’ARC, alors que le Service féminin de la Marine était remis sur pied et enrôlait 369 femmes. L’Armée de terre, de son côté, a enrôlé un millier de femmes dans la Réserve en 1951, ce qui a mené à la création d’un service féminin régulier en 1954.

Dans la décennie qui a suivi, le rôle que les femmes avaient toujours joué dans l’armée en y faisant principalement du travail de bureau a perdu de son importance en raison de l’évolution technologique, si bien qu’en 1965, il ne restait plus que quelques centaines de femmes dans les forces. Parallèlement, un changement de mentalité se faisait dans la société au sujet du rôle des femmes : de toute évidence, une carrière dans les forces armées n’attirait plus les jeunes femmes. À compter de 1965, on a offert un éventail de possibilités beaucoup plus large aux femmes dans les forces armées, celles-ci étant unies au sein d’un seul corps avec un seul uniforme suite à l’Unification de 1968. En 1971, la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme a signalé un certain nombre de pratiques désuètes des Forces canadiennes qui ont été ensuite abolies. Les Canadiennes étaient manifestement d’accord avec leur nouveau statut puisque leur effectif dans les Forces canadiennes est passé de 1 500 en 1971 à 7 500 en 1985. L’intégration à tous les rôles opérationnels, entraînement au combat compris, a suivi, particulièrement à compter des années 1980.

Voir aussi : Service féminin de l’Armée canadienne, Infirmières militaires canadiennes, Aviation royale du Canada (Division féminine), Service féminin de la Marine royale du Canada.

Flash

Pièce de tissu de petite taille mais de couleur vivre, portant le nom d’un régiment ou d’un corps; il s’agit en fait d’un insigne en tissu. Cet insigne était porté sur le dessus des épaules, sur le blouson de la tenue de combat. Les Canadiens qui se trouvaient au front, dans leurs uniformes kaki usés, ternes et souvent sales, étaient très fiers de ces bouts de tissu de couleur qui annonçaient essentiellement qui ils étaient, et à quoi ils appartenaient. Ces insignes occupaient (et occupent encore) une place fort importante dans les valeurs et la fierté du soldat. Tout changement pouvait (et pourrait) être fort peu apprécié et même avoir un effet négatif sur le moral et l’esprit de corps. L’auteur canadien Farley Mowatt a relaté l’effet d’un tel changement, au début de 1945, chez les régiments arrivant d’Italie pour se joindre à l’armée canadienne dans les Pays-Bas : [TRADUCTION] « Le changement le plus marquant, et celui qui faisait réellement mal, était le fait que la célèbre Crusader Cross de la Huitième armée avait disparu pour être remplacée par le motif géométrique dénué de sens de l’insigne en tissu de la Première armée canadienne ». Ces vétérans de la campagne d’Italie, endurcis au combat, appartenaient à des divisions canadiennes qui avaient fait partie de la célèbre Huitième armée du général Montgomery.

Flûte

Transport de vivres armé de la marine à voiles française. Les navires de guerre pouvaient parfois être « armés en flûte », ce qui voulait dire qu’une partie de l’armement avait été retirée afin de faire de la place pour du matériel et/ou des troupes. Le premier navire de guerre fabriqué au Canada pour la marine française fut la flûte Canada, dont la mise à l’eau eut lieu le 4 juin 1742, au chantier naval royal de Québec.

Force permanente

Nom désignant les quelques unités régulières de l’armée canadienne, entre 1871 et la Première Guerre mondiale.