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Tambour
Avant le XXe siècle, il y avait au moins un tambour dans chaque compagnie d’infanterie. Les tambours étaient principalement chargés de transmettre les signaux ordonnés par leur officier aux hommes de troupe de leur unité en battant divers appels sur leur instrument. Ils portaient un uniforme coloré et distinctif, rehaussé de dentelle.
Territoriaux
Mot largement employé en Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle pour désigner des unités de l’armée régulière dont le service était limité à un secteur géographique, ou « territoire ». En Amérique du Nord, des régiments de territoriaux apparurent en force à partir de 1803. Contrairement aux régiments « provinciaux » précédents, les régiments de territoriaux figuraient dans l’Army List à titre de régiments réguliers de l’Armée britannique, et leurs officiers avaient une commission royale. Le Canadian Regiment, le Newfoundland Regiment et le Glengarry Light Infantry Regiment furent fort actifs durant la guerre de 1812. Toutes les unités de territoriaux furent dissoutes après la guerre.
Tireur d’élite
Tireur expert armé d'un fusil. Les tireurs d'élite furent presque toujours armés d'un fusil à cible de grande précision, muni d'un télescope, et devinrent nombreux à partir de la Première Guerre mondiale. Ils opéraient seuls ou en petits groupes sur les lignes de combat, visant les soldats ennemis qui étaient visibles momentanément dans les tranchées et les zones arrières.
Tour Martello
Tour de pierre rondes de plusieurs étages, surmontée de pièces d’artillerie. Cette structure avait habituellement un toit de forme conique à faible hauteur et en bois qu’il était possible de retirer au moment d’entrer en action. Ces tours étaient très solidement bâties et faisaient de petits forts périphériques idéaux, difficiles à capturer tout en étant relativement peu coûteux à établir. On commença à en construire au Canada à partir de 1796 à Halifax, à Québec de 1808 à 1812, à Saint-Jean en 1813-1815 et à Kingston en 1846-1848. La plupart sont encore debout aujourd’hui. Le nom Martello proviendrait du Cap Mortella en Corse, et s’est répandu en Angleterre à l’époque des Guerres napoléoniennes quand le concept a été appliqué aux tours de défense côtière qui furent érigées entre 1805 et 1812 le long de la côte anglaise.
Tranchées
Les tranchées sont utilisées depuis fort longtemps dans les guerres de siège. Il s’agissait de travaux de campagne qui duraient aussi longtemps que le siège, soit quelques semaines dans la plupart des cas. La série de fosses longues, profondes et complexes dans lesquelles les hommes s’abritaient et vivaient a caractérisé surtout la Première Guerre mondiale. Durant ce conflit, la plupart des armées s’abritèrent dans des tranchées sur le front de l’Ouest de l’automne 1914 jusqu’à novembre 1918. Le réseau classique était formé de trois tranchées parallèles. La tranchée de première ligne, ou tranchée de tir, était la plus proche de l’ennemi. La tranchée de tir était séparée du No Man's Land (ou zone neutre) par des rangées de sacs de sable et des barbelés. Derrière cette tranchée, à plusieurs centaines de verges de distance, se trouvait la tranchée de soutien, dont les occupants pouvaient s’élancer jusqu’à la tranchée de tir en cas d’attaque surprise. Tout à fait à l’arrière se trouvait une tranchée de réserve. Le No Man's Land s’étendait entre les tranchées de première ligne des forces alliées et celles de l’ennemi. On donna à de nombreuses tranchées les noms de rues locales bien connues. La capture d’une tranchée ennemie était un objectif très fréquent lors des batailles.