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Mine
a) Dispositif explosif conçu pour détruire un navire. Certaines flottent juste sous la surface, retenues par un câble ancré au fond de la mer; elles explosent au contact. D’autres reposent sur le fond de la mer et sont activées par l’acoustique du navire, par magnétisme, etc. b) Dispositif explosif enterré à faible profondeur et explosant lorsque l’on marche ou que l’on roule dessus. c) Galerie creusée sous terre, habituellement par des soldats du génie et des mineurs de l’armée, jusqu’à une position située sous l’ennemi, et dans laquelle des explosifs sont mis en place et détonnés. Lors de la Première Guerre mondiale, de telles mines furent souvent fabriquées par des troupes du génie du Canada sur le front de l’Ouest.
Mineur
Dans le langage militaire, soldat-artisan spécialisé s’occupant principalement de la manutention et de la pose de mines dans le domaine du génie militaire. On accomplissait cette tâche en creusant un tunnel sous les murs d’une ville ou d’un fort assiégé, en posant des explosifs dans la mine de façon à la faire exploser et à créer une brèche. Des détachements des Royal Military Artificers, réunis sous le nom de « Régiment royal des sapeurs et mineurs » à partir de 1813, furent affectés au Canada à compter des années 1790.
Ministère des Indiens
L’origine du ministère des Indiens de la Grande-Bretagne remonte à 1755, année où Sir William Johnson fut nommé surintendant des Affaires indiennes au ministère du Nord des colonies britanniques en Amérique. Grâce à ses grandes qualités de diplomate et de militaire, son Service devint rapidement, avec l’aide de plusieurs officiers et traducteurs, une pierre angulaire de la politique de la Grande-Bretagne auprès des nations autochtones vivant dans les régions intérieures sauvages du pays. Initialement situé dans la colonie nordique de New York, le Service déménagea au Canada lors de la Révolution américaine, et ses officiers et son personnel fournirent des services inestimables au cours de cette guerre et de la Guerre de 1812. Ses officiers jouèrent un rôle de premier plan en soutenant les chefs alliés, usèrent de leur influence pour obtenir toutes sortes de fournitures pour les Autochtones et luttèrent souvent à leurs côtés.
En temps de paix, le personnel du ministère des Indiens s’efforça d’entretenir de bonnes relations avec les nations autochtones, ce qui aida à protéger une bonne partie de l’Amérique du nord britannique contre l’usurpation des Américains. Le service fut exploité sous la forme d’une entité militaire et diplomatique mixte. Ses officiers avaient des commissions provinciales et portaient l’uniforme. Le rôle militaire du ministère des Indiens prit fin vers 1830 lorsqu’il fut transformé en un service civil chargé de l’administration des réserves autochtones.
Missile
Le Canada n’a jamais eu de force importante armée de missiles guidés nucléaires à longue portée, pas plus que la technologie des missiles n’a été mise au point au pays. La seule exception fut le déploiement du missile sol/air Bomarc dans les années 1960. Créé à la fin des années 1950 par la société Boeing Aircraft, le Bomarc subit plusieurs améliorations menant au Bomarc IM-99B ou Bomarc B. En juin 1961, le premier escadron d’IM-99B devint opérationnel au sein de l’Aviation des États-Unis. Le missile IM-99B, rebaptisé CIM-10B, fut également employé par le Canada, après que ce dernier eut annulé ses CF-105 Arrow d’avant-garde, des chasseurs-intercepteurs à réaction pilotés, et déployé par les 446e et 447e Escadrons de l’ARC à North Bay (Ontario) et La Macaza (Québec), respectivement, entre 1961 et 1972. Ce missile était conçu pour voler à une vitesse de croisière de Mach 2,8, à une altitude de 20 000 m (65 000 pieds). Son rayon d’action maximal était de 400 km (250 milles) et il pouvait porter soit un explosif à grande puissance conventionnel soit une ogive nucléaire. Conçu pour détruire les bombardiers pilotés, ce missile fut considéré comme désuet à la fin des années 1960 quand ce furent les missiles balistiques intercontinentaux qui devinrent la principale menace.
Dans les années 1980, l’Aviation des États-Unis, avec l’appui du gouvernement canadien, se servit de l’espace aérien et des installations du Canada pour mettre à l’essai le missile Cruise. Des missiles de plus petite taille, armant des navires de guerre et des avions de chasse, furent aussi régulièrement utilisés par les Forces canadiennes, dont l’un des plus récents est le missile Standard des États-Unis qui est destiné à la Marine, le missile IAM-120C qui est destiné à l’Aviation et le missile Javellin qui est destiné à l’armée.
Voir aussi : fusées Congreve.
Mitasses
Jambières inspirées de la tenue des Autochtones; pièce abondamment utilisée par les troupes coloniales régulières et les miliciens de la France lorsqu’ils se trouvaient sur le front pionnier et lors d’expéditions en milieu sauvage. Elle furent portées plus tard aussi par les premières milices du régime britannique, ainsi que par les voyageurs en service militaire.