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Poids et mesures (historiques)

Les poids et les mesures ont varié au fil des siècles et différaient d’un pays à un autre. En Nouvelle-France, dans le Canada colonial et jusque dans les années 1970, les poids et les mesures furent ceux qu’utilisaient les mères-patries. Depuis les années 1970, le Canada applique le système métrique. En ce qui concerne les mesures historiques, il est des plus importants de signaler que le pied français, utilisé en Nouvelle-France, n’est pas le même que le pied anglais. Les douze pouces français sont plus longs et, en mesure anglaise, équivalent à 12,789 pouces.

Les mesures du Pied du Roi, officielles entre 1668 et 1840, étaient les suivantes :
  • 2 milles pour 1 lieue = 3,898 km
  • 1000 toises pour 1 mille = 1,949 km (anglais = 1,61 km)
  • 6 pieds pour 1 toise = 1,949 m (brasse anglaise = 1,83 m)
  • 12 pouces pour 1 pied = 32,484 cm (anglais = 30,48 cm)
  • 12 lignes pour 1 pouce = 2,707 cm (anglais = 2,54 cm)
Le système de poids français Marc de Troyes (utilisé de 1350 à 1840) était un peu plus lourd que le système Avoirdupois britannique utilisé à partir de 1582 :
  • 1 livre = 16 onces = 489,41 g (453,6 g pour 1 livre britannique)
  • 1 once = 576 grains = 30,588 g (28,35 g pour 1 once britannique)
Au Canada, les mesures liquides étaient celles que l’on employait en France et en Grande-Bretagne, et il ne faudrait pas les confondre avec les mesures américaines. Il est possible de trouver des documents et des tableaux complets dans : Lester A. Rose, Archeological Metrology: English, French, American and Canadian Systems of Weights and Measures for North American Historical Archeology, Parcs Canada, Ottawa, 1983.

Politique et autorité

Au début de la colonie, la politique, l’autorité et particulièrement l’autorité militaire étaient incarnées par le gouverneur général, qui agissait à la fois comme chef civil et militaire. Le gouverneur général a été un officier supérieur jusque dans les années 1830, alors que le commandant militaire est devenu de plus en plus autonome. Cela fut le cas en particulier pendant les rébellions de 1837-1838, le commandant des forces, sir John Colborne, exerçant seul le contrôle militaire.

Après l’avènement du gouvernement responsable à la fin des années 1840 et depuis la Confédération en 1867, la charge du gouverneur général est devenue protocolaire, plus ou moins comme aujourd’hui, le premier ministre assumant la direction générale du pays et de sa politique, tandis que le commandement militaire revenait au général à la tête des petites forces canadiennes. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, il s’agissait invariablement d’officiers britanniques. En 1917, toutefois, le très talentueux sir Arthur Currie a pris le commandement du Corps canadien sur le front ouest. Depuis ce jour, les Forces canadiennes sont commandées par des Canadiens.

Porte-avions

Type de navire de guerre qui apparut dans les grandes marines dans les années 1920 et 1930. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les porte-avions devinrent d’importants éléments d’une flotte, étant capables de lancer des attaques aériennes contre l’ennemi au-delà du rayon d’action des avions basés à terre. Leur apparition sonna la disparition des cuirassés, comme l’illustra la poursuite, en 1941, du Bismarck, qui fut mis hors de combat dans l’Atlantique nord par des avions provenant du HMS Ark Royal, l’attaque aérienne des Japonais contre Pearl Harbor et la bataille de Midway, où un petit nombre de porte-avions américains eurent l’avantage sur une vaste flotte japonaise dotée de cuirassés. De petits porte-avions, appelés porte-avions d’escorte, furent aussi construits pour assurer en haute mer une couverture aérienne contre les sous-marins durant la Deuxième Guerre mondiale. Les premiers porte-avions pourvus d’effectifs canadiens furent le HMS Nabob et le HMS Puncher. Ils furent prêtés par la US Navy à la British Royal Navy et dotés d’équipages provenant principalement de la MRC. De 1946 à 1969, la MRC a toujours compté un porte-avions au sein de ses effectifs : le NCSM Warrior en 1946-1948, le NCSM Magnificient en 1948-1957, et le NCSM Bonaventure en 1957-1969.

Poste, poster

(a) Endroit, point, fort, etc. dont un soldat est chargé ou auquel il est « posté »; (b) déplacer des militaires d’un lieu ou d’une unité à un autre. Une unité peut aussi être postée à des endroits différents.

Prévôté

Corps de police de l’armée, appelé aussi « Police militaire ». Cette fonction remonte au Moyen-Âge. La Nouvelle-France eut un prévôt de la maréchaussée (le nom d’une unité de police), comptant plusieurs archers, de 1677 à 1760. Par la suite, les unités de l’Armée britannique créèrent elles aussi une prévôté. Il y eut, entre 1914 et 1919, un Corps de police militaire canadien distinct. Le Corps de prévôté canadien fut organisé à partir du 15 juin 1940.

Voir aussi : archer.