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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
Les premiers guerriers
CHAPITRE 2
Les soldats du XVIe siècle
CHAPITRE 3
Les premiers soldats de la Nouvelle-France
CHAPITRE 4
Les soldats du roi
CHAPITRE 5
Les Compagnies franches de la Marine du Canada
Le ministère de la Marine prend le contrôle
Des officiers canadiens
Les campagnes au Canada
Le problème de la défense stratégique du Canada
La tactique européenne impraticable au Canada
Des tacticiens canadiens
Une doctrine de guerre originale
L'organisation d'une expédition
Pierre Le Moyne D'iberville
Prépondérance de la guerre de raid
Le traitement des vaincus
Les miliciens canadiens
Le « voyageur » canadien
Les armes des miliciens
Les miliciens au combat
Les compagnies spécialisées de la milice
Le choc de l'attaque sur Lachine
1690: année charnière
Les colonies américaines attaquent la Nouvelle-France
Phips devant Québec
L'épuisement des Iroquois
L'invasion manquée de 1711
Une puissance militaire
Le premier corps expéditionnaire
CHAPITRE 6
Les troupes de l'Atlantique
CHAPITRE 7
L'Empire militaire
ANNEXE A
L'Organisation de la Nouvelle-France
ANNEXE B
La vie quotidienne en Nouvelle-France
ANNEXE C
Drapeaux et uniformes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 5 Les Compagnies franches de la Marine du Canada

    
    
L'invasion manquée de 1711 ( 1 page )

    
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Au Canada, on continue d'opter pour la guerre de raids.  Les plus importants ont lieu contre Deerfield, en 1704, et contre Haverhill, en 1708, dans le Massachusetts.  Ne parvenant pas à se défendre efficacement contre ce genre d'attaques, les colonies américaines, exaspérées, demandent et obtiennent l'aide de la mère patrie.  On décide alors d'envahir le Canada par terre et par mer.  D'Angleterre, où se prépare l'expédition navale, l'amiral Hovenden Walker se rend d'abord à Boston, puis, au matin du 30 juillet 1711, lève l'ancre et fait voile vers Québec.  La flotte qu'il a rassemblée compte neuf vaisseaux de guerre, deux galiottes à bombes et 60 navires servant au transport des troupes, sur lesquels se trouvent 4 500 marins et 7 500 soldats.  En tout, on dispose de huit régiments d'infanterie britanniques et de deux régiments de miliciens de la Nouvelle-Angleterre.  Comment le Canada pourra-t-il résister à une telle invasion ?  se demande-t-on, avec satisfaction à Boston et avec inquiétude à Québec.

À la guerre, le hasard a parfois une grande part.  Dans la nuit du 22 au 23 août, alors que le temps est très mauvais et la visibilité presque nulle, la flotte passe au nord de l'île d'Anticosti.  Soudain, l'amiral est alerté par de jeunes officiers, dans un état d'énervement complet : droit devant eux, des récifs !  Trop tard...  Les coques de huit navires de transport, chargés de soldats, se brisent sur les récifs de l'Île-aux-Œufs.  Vers deux heures du matin, le vent tourne, ce qui permet de sauver le reste de la flotte.  C'est à l'aube seulement qu'on réalisera l'ampleur du désastre.  Il manque à l'appel 29 officiers et 705 soldats appartenant à quatre des huit régiments des troupes régulières, ainsi que 35 femmes de soldats 71.  Ébranlé tout autant que ses hommes, Walker décide de rebrousser chemin.

Pendant ce temps, le général britannique Nicholson s'est rendu à Albany prendre le commandement d'une armée américaine de 2 300 hommes qui doit envahir le Canada par le sud.  Bien que la maladie se soit déclarée parmi ses troupes, il s'apprête à remonter le lac Champlain quand la nouvelle du désastre de la flotte de Walker lui parvient, le 19 septembre.  De rage, Nicholson aurait jeté sa perruque à terre et sauté dessus !  Calmé par ses officiers, il finit par ordonner le retour à Albany où son armée est licenciée en octobre.

Au Canada, on jubile.  Après les prières publiques de remerciement, les fêtes battent leur plein.  L'atmosphère est à la liesse !  C'est à la suite de l'invasion ratée de 1711 que l'on a donné à l'église sise à la Place royale, dans la basse-ville de Québec, le nom de Notre-Dame-des-Victoires.

    
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants