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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
Les premiers guerriers
CHAPITRE 2
Les soldats du XVIe siècle
CHAPITRE 3
Les premiers soldats de la Nouvelle-France
CHAPITRE 4
Les soldats du roi
CHAPITRE 5
Les Compagnies franches de la Marine du Canada
Le ministère de la Marine prend le contrôle
Des officiers canadiens
Les campagnes au Canada
Le problème de la défense stratégique du Canada
La tactique européenne impraticable au Canada
Des tacticiens canadiens
Une doctrine de guerre originale
L'organisation d'une expédition
Pierre Le Moyne D'iberville
Prépondérance de la guerre de raid
Le traitement des vaincus
Les miliciens canadiens
Le « voyageur » canadien
Les armes des miliciens
Les miliciens au combat
Les compagnies spécialisées de la milice
Le choc de l'attaque sur Lachine
1690: année charnière
Les colonies américaines attaquent la Nouvelle-France
Phips devant Québec
L'épuisement des Iroquois
L'invasion manquée de 1711
Une puissance militaire
Le premier corps expéditionnaire
CHAPITRE 6
Les troupes de l'Atlantique
CHAPITRE 7
L'Empire militaire
ANNEXE A
L'Organisation de la Nouvelle-France
ANNEXE B
La vie quotidienne en Nouvelle-France
ANNEXE C
Drapeaux et uniformes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 5 Les Compagnies franches de la Marine du Canada

    
    
Phips devant Québec ( 1 page )

    
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Sir William Phips devant Québec en octobre 1690
Sir William Phips devant Québec en octobre 1690
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La flotte arrive le 16 octobre 1690 devant Québec où l'attendent Frontenac et ses troupes.  Assez présomptueux, Phips donne une heure au comte pour se décider à rendre les armes, sinon il attaquera.  Le tempérament bouillant de Frontenac donne l'une des phrases les plus célèbres de l'histoire canadienne : « Je n'ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons » 68.  Ces mots résument parfaitement l'esprit qui règne chez les officiers et les troupes, tant de la marine que de la milice.

Les bataillons du Massachusetts débarquent à l'est de la ville, marchent en ligne, tambours battants, drapeaux flottant au vent - cela donne un assez bel effet, de l'avis des observateurs des deux camps - et se font rosser par les défenseurs embusqués.  Les Américains laissent cinq des six pièces d'artillerie sur le terrain dans leur hâte de rembarquer !  On se bombarde de part et d'autre, mais le navire amiral est endommagé et perd son pavillon, qui tombe aux mains des Français.  Le 24, la flotte lève l'ancre et retourne à Boston.

Ainsi se termine cette première tentative d'invasion américaine au Canada.  Mais à Boston, ce n'est pas fini...  Le butin escompté n'étant pas au rendez-vous, la dette du Massachusetts s'élève à quelque 50 000 livres - une somme énorme pour l'époque !  Les coffres sont vides.  Pour « apaiser la clameur des soldats et marins » 69 qui réclament leur solde, les autorités, craignant un soulèvement armé, font imprimer des billets de crédit à l'intention des militaires, tout en haussant fortement les impôts.  Malheureusement pour les vétérans de cette aventure, les billets se dévaluent rapidement et ne valent bientôt plus que la moitié de leur valeur nominale.  Ces douches froides, à la fois militaires et financières, calment les humeurs belliqueuses.  Rien d'aussi ambitieux ne sera désormais tenté contre le Canada sans l'appui des forces régulières et navales de la mère patrie.

    
    
Images additionnelles
    
    
Les batteries de Québec ouvrent le feu sur les navires de Phipps en octobre 1690        
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants