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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
Les premiers guerriers
CHAPITRE 2
Les soldats du XVIe siècle
CHAPITRE 3
Les premiers soldats de la Nouvelle-France
CHAPITRE 4
Les soldats du roi
CHAPITRE 5
Les Compagnies franches de la Marine du Canada
Le ministère de la Marine prend le contrôle
Des officiers canadiens
Les campagnes au Canada
Le problème de la défense stratégique du Canada
La tactique européenne impraticable au Canada
Des tacticiens canadiens
Une doctrine de guerre originale
L'organisation d'une expédition
Pierre Le Moyne D'iberville
Prépondérance de la guerre de raid
Le traitement des vaincus
Les miliciens canadiens
Le « voyageur » canadien
Les armes des miliciens
Les miliciens au combat
Les compagnies spécialisées de la milice
Le choc de l'attaque sur Lachine
1690: année charnière
Les colonies américaines attaquent la Nouvelle-France
Phips devant Québec
L'épuisement des Iroquois
L'invasion manquée de 1711
Une puissance militaire
Le premier corps expéditionnaire
CHAPITRE 6
Les troupes de l'Atlantique
CHAPITRE 7
L'Empire militaire
ANNEXE A
L'Organisation de la Nouvelle-France
ANNEXE B
La vie quotidienne en Nouvelle-France
ANNEXE C
Drapeaux et uniformes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 5 Les Compagnies franches de la Marine du Canada

    
    
Les armes des miliciens ( 1 page )

    
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On ne donnait pas de fusils aux miliciens, car, en principe, chacun possédait le sien.  Cependant, les gouverneurs ne cessèrent de se plaindre que les habitants en manquaient.  Dès 1684, on est obligé de leur en prêter.  Quelque 60 ans plus tard, en 1747, on en est encore au même point : environ le tiers des miliciens n'ont pas de fusils, signalent dans un rapport le gouverneur général et l'intendant.  Curieux, tout de même, quand on songe que les Canadiens ont la réputation d'être d'excellents tireurs...  L'homme de science scandinave Pehr Kalm, qui visite le Canada en 1749, ne consigne-t-il pas dans ses notes « que tous les gens nés au Canada sont les meilleurs tireurs qui peuvent exister et ratent rarement leur coup » ?  Il n'y a « aucun d'entre eux qui ne soit capable de tirer remarquablement, ni qui ne possède un fusil » 61, remarque-t-il.

Cette apparente contradiction peut s'expliquer de deux façons.  D'une part, les miliciens des villes sont certainement moins susceptibles que ceux des campagnes d'être ainsi armés.  À Québec, par exemple, au XVIIIe siècle, le gibier est devenu rare aux alentours de la ville et un miliciable sur quatre ou cinq n'a pas d'arme à feu tout simplement parce qu'il n'en a pas besoin.  D'autre part, il se joue certainement un petit jeu de cachette entre les Canadiens et les autorités.  Un fusil coûte cher.  Afin d'en obtenir un neuf sans avoir à débourser quoi que ce soit, on peut cacher le vieux ou alors se présenter pour le service avec un fusil « si mauvais » que les autorités sont bien obligées d'en remettre un nouveau au porteur, en bon état.  Celles-ci font preuve, d'ailleurs, d'une certaine connivence à ce sujet.  Elles savent que beaucoup n'en ont pas parce qu'ils l'ont échangé contre des fourrures, coutume contre laquelle elles s'élèvent.  Cependant, mises à part les traditionnelles récriminations des fonctionnaires comptables, les gouverneurs généraux ne sont pas malheureux d'armer à neuf cette excellente milice.

L'arme à feu que préfèrent utiliser les miliciens canadiens est un fusil de chasse sans baïonnette, solide et léger, provenant de la manufacture de Tulle, au centre de la France, au calibre de 28 balles à la livre, soit 14 mm.  Calibre un peu faible pour aller à la guerre, mais cet inconvénient est compensé par le tir précis des Canadiens, qui connaissent bien cette arme.  Le milicien porte en outre une hachette et souvent plusieurs couteaux : l'un fixé à la taille, l'autre à la jarretière de sa mitasse, et le troisième suspendu au cou par une lanière.

    
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants