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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
Les premiers guerriers
CHAPITRE 2
Les soldats du XVIe siècle
CHAPITRE 3
Les premiers soldats de la Nouvelle-France
CHAPITRE 4
Les soldats du roi
CHAPITRE 5
Les Compagnies franches de la Marine du Canada
Le ministère de la Marine prend le contrôle
Des officiers canadiens
Les campagnes au Canada
Le problème de la défense stratégique du Canada
La tactique européenne impraticable au Canada
Des tacticiens canadiens
Une doctrine de guerre originale
L'organisation d'une expédition
Pierre Le Moyne D'iberville
Prépondérance de la guerre de raid
Le traitement des vaincus
Les miliciens canadiens
Le « voyageur » canadien
Les armes des miliciens
Les miliciens au combat
Les compagnies spécialisées de la milice
Le choc de l'attaque sur Lachine
1690: année charnière
Les colonies américaines attaquent la Nouvelle-France
Phips devant Québec
L'épuisement des Iroquois
L'invasion manquée de 1711
Une puissance militaire
Le premier corps expéditionnaire
CHAPITRE 6
Les troupes de l'Atlantique
CHAPITRE 7
L'Empire militaire
ANNEXE A
L'Organisation de la Nouvelle-France
ANNEXE B
La vie quotidienne en Nouvelle-France
ANNEXE C
Drapeaux et uniformes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 5 Les Compagnies franches de la Marine du Canada

    
    
Une doctrine de guerre originale ( 1 page )

    
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Impressionné par son expérience des affaires indigènes, le gouverneur général de La Barre nomma Hertel de La Fresnière commandant des nations amérindiennes alliées.  C'est alors que commencèrent véritablement ses exploits militaires qui reposaient avant tout sur sa conception révolutionnaire de l'art de la guerre.

Tout comme Charles Le Moyne, Hertel croit que la seule façon de se battre efficacement en Amérique du Nord est d'assimiler les tactiques de guerre des autochtones et de les allier à la discipline européenne.  Le soldat canadien servant au sein d'un corps en mission de raid doit, selon lui, assumer une indépendance et une part de responsabilité individuelle beaucoup plus grandes que son frère d'armes européen qui marche au combat machinalement, en rang et au son du tambour.  Au Canada, il faut, au contraire, se déplacer rapidement, par petits groupes, approcher l'ennemi sans se faire voir, à la manière d'éclaireurs, le surprendre, puis disparaître aussitôt.  C'est l'attaque surprise classique des Amérindiens, doublée d'une coordination parfaite et d'une discipline raisonnée.  Une réflexion rapide et calculée de la part du combattant remplace la réaction « automatique » européenne, que l'on pense trop souvent être la seule forme de discipline militaire.  Le commandant, pour sa part, sera appelé à diriger non une armée homogène, mais une force offrant des divergences considérables aux niveaux disciplinaire et culturel, puisqu'elle comprendra à la fois des officiers de métier, des soldats français et des miliciens canadiens, en plus d'Amérindiens alliés.  Son habileté à concilier les qualités de chacun et à les diriger dans le sens souhaité devient alors un point de première importance.  Enfin, le mouvement de retraite devra être rapide et bien planifié, afin que les forces ennemies ne puissent rattraper la troupe, mais tout au plus la suivre à la trace.  Différence de taille, car, si l'on est talonné, c'est une course et un harcèlement continuels.  Mais si on se replie rapidement, l'ennemi suit de loin, ce qui laisse éventuellement le temps de lui tendre un guet-apens meurtrier qui le découragera peut-être de continuer.  Tels sont, dans leurs grandes lignes, les principes directeurs qui vont permettre aux Canadiens de remporter victoire sur victoire et d'arracher ainsi aux autres nations européennes qui se battent pour l'hégémonie de l'Amérique d'immenses portions du territoire que toutes convoitent.

    
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants