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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
La guerre de la conquête
CHAPITRE 2
La révolte de Pontiac et l'invasion américaine
CHAPITRE 3
La côte du Pacifique convoitée
CHAPITRE 4
Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812
Une décennie relativement paisible
La milice des nouvelles provinces
La Révolution française
Le Canada en guerre contre la France
Tensions avec les États-unis
Les Volontaires royaux canadiens
Terre-Neuve menacée
La paix de 1802
La bataille de Trafalgar
Nouvelles tensions en Amérique
Mobilisation au Bas-Canada
Les forces britanniques et canadiennes
La guerre de 1812
Stratégie de défense du Canada
Fiascos américains
Nouvelles invasions à l'ouest
Les Américains à l'assaut du Haut-Canada
Laura Secord et Beaver Dams
Objectif : Montréal!
La bataille de la Châteauguay
La bataille de Crysler's Farm
Les Britanniques s'emparent du fort Niagara
L'invasion du Canada de 1814
La bataille du Nord-Ouest
Une course à la construction de navires
Une course à la construction de navires
La guerre sur mer
L'héritage de la guerre de 1812
CHAPITRE 5
La démobilisation
CHAPITRE 6
La Royal Navy, maîtresse des mers
CHAPITRE 7
Une décennie tumultueuse
ANNEXE A
L'organisation des Forces armées britanniques
ANNEXE B
La vie quotidienne des soldats et des officiers
ANNEXE C
Uniformes et armes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 4 Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812

    
    
L'invasion du Canada de 1814 ( 4 pages )

    
    
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Enfin, des généraux américains compétents
    
    
    
Jacob Brown, major-général, Armée des États-Unis, vers 1814
Jacob Brown, major-général, Armée des États-Unis, vers 1814
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Peu après l'échec de Lacolle, Wilkinson est relevé de son commandement.  Dernier représentant d'une espèce en voie de disparition, celle des vieux généraux incompétents de l'armée américaine qui se disputaient constamment entre eux, ne manifestaient guère de talents en stratégie ou en tactique guerrière, mais excellaient en manœuvres dans les antichambres du pouvoir politique, il fut sans doute le pire de tous, car il était aussi un traître 67.  Cependant, en 1814, le vent tourne, car les politiciens veulent absolument des généraux jeunes et énergiques.  Ils peuvent déjà compter sur William Henry Harrison qui commande dans l'ouest du Haut-Canada, et sur Izard et Macomb, qui en font autant à Plattsburgh.  Dans la péninsule du Niagara, le grade de général en chef est confié à Jacob Brown, assisté de Winfield Scott, James Ripley et Peter Porter, tous d'excellents officiers.

Même s'ils ne disposent que de 3 500 hommes au lieu des 8 000 escomptés pour envahir le Haut-Canada, Brown et ses généraux sont confiants.  Pour la première fois, les Américains se préparent convenablement au combat par des exercices tactiques, sous l'œil vigilant de Winfield Scott.  Selon ce dernier, il faut absolument que les soldats américains parviennent à se mesurer avec succès aux soldats britanniques dans des batailles rangées à l'européenne, sinon, toute invasion du Canada demeurera une tentative illusoire.  Bien qu'il ait enfin identifié le nœud du problème tactique, il n'en reste pas moins que réussir à mettre en déroute les « habits rouges » demeure un grand défi.  À l'invitation de Scott, l'armée américaine du Niagara adopte l'exercice français de 1791, qui a fait ses preuves en Europe 68.  Quelques semaines d'entraînement redonnent finalement confiance aux soldats américains, qui n'attendent plus que l'occasion de se mesurer aux Britanniques.

    
    
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants