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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
La guerre de la conquête
CHAPITRE 2
La révolte de Pontiac et l'invasion américaine
CHAPITRE 3
La côte du Pacifique convoitée
CHAPITRE 4
Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812
Une décennie relativement paisible
La milice des nouvelles provinces
La Révolution française
Le Canada en guerre contre la France
Tensions avec les États-unis
Les Volontaires royaux canadiens
Terre-Neuve menacée
La paix de 1802
La bataille de Trafalgar
Nouvelles tensions en Amérique
Mobilisation au Bas-Canada
Les forces britanniques et canadiennes
La guerre de 1812
Stratégie de défense du Canada
Fiascos américains
Nouvelles invasions à l'ouest
Les Américains à l'assaut du Haut-Canada
Laura Secord et Beaver Dams
Objectif : Montréal!
La bataille de la Châteauguay
La bataille de Crysler's Farm
Les Britanniques s'emparent du fort Niagara
L'invasion du Canada de 1814
La bataille du Nord-Ouest
Une course à la construction de navires
Une course à la construction de navires
La guerre sur mer
L'héritage de la guerre de 1812
CHAPITRE 5
La démobilisation
CHAPITRE 6
La Royal Navy, maîtresse des mers
CHAPITRE 7
Une décennie tumultueuse
ANNEXE A
L'organisation des Forces armées britanniques
ANNEXE B
La vie quotidienne des soldats et des officiers
ANNEXE C
Uniformes et armes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 4 Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812

    
    
Mobilisation au Bas-Canada ( 2 pages )

    
    
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Remous politiques remplacés par la peur d'une invasion
    
    
    
Carte de l'est du Canada et du nord-est des États-Unis
Carte de l'est du Canada et du nord-est des États-Unis
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Parallèlement, la situation politique au Bas-Canada s'envenime sous la direction du gouverneur en chef sir James Henry Craig, bon soldat mais politicien maladroit.  En 1810, dans le but de juguler l'opposition, il ordonne la fermeture du journal Le Canadien et l'emprisonnement de son imprimeur.  Ce geste, suivant de peu l'annulation des brevets d'officiers de milice de plusieurs membres de l'opposition siégeant à la chambre d'Assemblée, plonge le Bas-Canada dans une crise politique, car l'opposition est composée essentiellement de Canadiens français, tandis que la plupart des partisans de Craig se recrutent parmi les bourgeois anglophones.  La rivalité entre les deux groupes ethniques menace de dégénérer en affrontement.

En 1811, Londres décide de rappeler Craig et de le remplacer par un officier d'origine suisse, parlant le français, sir George Prevost.  Excellent gestionnaire et fin politique, celui-ci a pour mandat de réparer les pots cassés et de se préparer à un conflit imminent avec les États-Unis.  Grâce à ses manières conciliantes, Prevost rallie bientôt l'opposition.  Il s'est rendu compte que Canadiens français et anglais confondus craignent avant tout une invasion américaine.  En effet, le discours provenant de Washington n'est guère rassurant : le groupe des War Hawks - les faucons de la guerre - tient le haut du pavé avec l'assentiment du président James Madison.  Ce groupe préconise la mobilisation de 50 000 miliciens dans le but d'envahir le Canada, entreprise des plus faciles, selon ses dires.  Il suffirait « tout simplement de marcher jusqu'à Québec 61 », affirme l'ancien président Thomas Jefferson, convaincu que la population ne saurait résister à des soldats portant l'étendard étoilé de la liberté.

    
    
Images additionnelles
    
    
Sir James Henry Craig, gouverneur général du Canada de 1807 à 1811        
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants