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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
La guerre de la conquête
CHAPITRE 2
La révolte de Pontiac et l'invasion américaine
CHAPITRE 3
La côte du Pacifique convoitée
CHAPITRE 4
Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812
Une décennie relativement paisible
La milice des nouvelles provinces
La Révolution française
Le Canada en guerre contre la France
Tensions avec les États-unis
Les Volontaires royaux canadiens
Terre-Neuve menacée
La paix de 1802
La bataille de Trafalgar
Nouvelles tensions en Amérique
Mobilisation au Bas-Canada
Les forces britanniques et canadiennes
La guerre de 1812
Stratégie de défense du Canada
Fiascos américains
Nouvelles invasions à l'ouest
Les Américains à l'assaut du Haut-Canada
Laura Secord et Beaver Dams
Objectif : Montréal!
La bataille de la Châteauguay
La bataille de Crysler's Farm
Les Britanniques s'emparent du fort Niagara
L'invasion du Canada de 1814
La bataille du Nord-Ouest
Une course à la construction de navires
Une course à la construction de navires
La guerre sur mer
L'héritage de la guerre de 1812
CHAPITRE 5
La démobilisation
CHAPITRE 6
La Royal Navy, maîtresse des mers
CHAPITRE 7
Une décennie tumultueuse
ANNEXE A
L'organisation des Forces armées britanniques
ANNEXE B
La vie quotidienne des soldats et des officiers
ANNEXE C
Uniformes et armes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 4 Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812

    
    
La milice des nouvelles provinces ( 1 page )

    
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Au Canada, cette période de paix s'accompagne d'une forte croissance, car les dizaines de milliers d'émigrants loyalistes chassés par la guerre fondent des villes, défrichent des terres ou deviennent armateurs et marins.  Des milices sont également constituées avec les nouveaux venus.  Au Nouveau-Brunswick, par exemple, la première loi à cet effet est votée en 1787 : elle oblige tous les hommes valides de 16 à 50 ans à se procurer armes et équipement et à s'enrôler dans la compagnie de leur localité.  Chacune compte une cinquantaine d'hommes, commandés par un capitaine assisté d'un lieutenant et d'un sous-lieutenant, et toutes sont rattachées au régiment du comté.  Celui-ci possède un petit état-major composé d'un colonel, d'un lieutenant-colonel et d'un major.

En temps de paix, chaque compagnie doit se rassembler deux fois l'an pour la revue et l'entraînement, et une fois l'an - traditionnellement le 4 juin, jour de l'anniversaire du roi - toutes les compagnies de milice d'un même comté procèdent à la revue générale du régiment.  Les miliciens qui n'assistent pas aux divers rassemblements se voient imposer des amendes, servant à financer l'achat des tambours et des drapeaux régimentaires.  Les officiers sont choisis parmi les citoyens en vue et nommés par le gouverneur.  Ces postes ne sont pas rémunérés, mais ils consacrent une certaine ascension sociale.  À l'occasion, la charge peut même se révéler onéreuse.  Ainsi, à Fredericton, un certain Stephen Jarvis, homme prospère, « est invité à prendre le commandement d'une compagnie de milice et la dote d'un uniforme à ses « très grands frais 54 ».  Il s'agit pour lui de faire bonne impression à l'occasion de la visite du duc de Kent, en juin 1794, car, généralement, peu d'officiers s'engagent dans de telles dépenses.  Le colonel du régiment est habituellement quelque grand bourgeois du comté, reconnu pour sa loyauté et son attachement à la couronne.

Dans l'ensemble, cette organisation s'inspire largement de celle des milices de Grande-Bretagne, qui se caractérisent particulièrement par leur regroupement en régiments de comté.  Le même type de division territoriale en comtés ayant été retenu pour les nouvelles colonies anglaises, c'est également le modèle qui prévaut en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard pour l'organisation de la milice.  L'âge maximal pour servir est cependant fixé à 60 ans en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard, plutôt qu'à 50 comme au Nouveau-Brunswick.

    
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants