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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
La guerre de la conquête
Forces en présence au début de la guerre
Des renforts d'Europe
C'est la guerre!
Les Anglo-américains attaquent
Le désastre du général Braddock
L'échec du général Dieskau
La tragédie acadienne
Prise d'Oswego par le général Montcalm
Tensions au sein de l'état-major français
La stratégie d'invasion britannique
Les Français prennent le fort William-Henry
Les Britanniques assiègent Louisbourg
La victoire française de Ticonderoga
L'invasion de la vallée de l'Ohio
Changement de tactique
Mobilisation générale au Canada
Le siège de Québec
La bataille des plaines d'Abraham
Québec se rend
Les autres fronts
Au Canada, la guerre continue
La bataille de Sainte-Foy
L'arrivée de renforts
L'invasion finale
La capitulation
Le sort des officiers canadiens
Le régime militaire
L'Angleterre gagne la guerre
Le traité de Paris
CHAPITRE 2
La révolte de Pontiac et l'invasion américaine
CHAPITRE 3
La côte du Pacifique convoitée
CHAPITRE 4
Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812
CHAPITRE 5
La démobilisation
CHAPITRE 6
La Royal Navy, maîtresse des mers
CHAPITRE 7
Une décennie tumultueuse
ANNEXE A
L'organisation des Forces armées britanniques
ANNEXE B
La vie quotidienne des soldats et des officiers
ANNEXE C
Uniformes et armes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 1 La guerre de la conquête

    
    
Prise d'Oswego par le général Montcalm ( 1 page )

    
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Louis-Joseph de Montcalm, Marquis de Montcalm (1712-1759)
Louis-Joseph de Montcalm, Marquis de Montcalm (1712-1759)
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À Québec, le grand événement de l'année est l'arrivée, en mai, des deuxièmes bataillons des régiments de La Sarre et de Royal-Roussillon, ainsi que celle du remplaçant du baron de Dieskau, le général Louis-Joseph de Montcalm.  Issu de la noblesse provençale et vétéran de nombreuses campagnes depuis 1733, le marquis de Montcalm est un homme vif et débordant d'énergie, mais il est toutefois doté d'un caractère colérique et irascible qui va compromettre les rapports entre officiers supérieurs et provoquer des tensions au sein de l'état-major.

Malgré ses réticences, le premier geste de Montcalm consiste à préparer une attaque contre Oswego, selon la volonté du gouverneur général Vaudreuil.  Très bien défendu par trois forts généreusement pourvus en artillerie, l'endroit abrite une garnison de 1 800 hommes des 50e et 51e régiments de ligne et du régiment du New Jersey, l'un des meilleurs corps jusqu'alors levé par une colonie américaine.  Arrivé à Oswego le 10 août à la tête de 3 000 hommes, et disposant d'une artillerie de siège, Montcalm fait bombarder le fort Ontario qui est rapidement évacué, et dont la garnison se réfugie dans les forts George et Oswego.  À leur tour, ceux-ci essuient le bombardement intensif de l'artillerie française.  Dans la matinée du 14 août, le commandant britannique, le colonel James Mercer, est décapité par un boulet et, une heure plus tard, la garnison capitule.  Les Français s'emparent de 93 canons et mortiers, et de cinq drapeaux régimentaires.  C'est une belle victoire qui démontre qu'un siège à l'européenne appuyé par un important support logistique peut venir à bout de places fortifiées occupant une position très avancée à l'intérieur du pays.

    
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants