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Patrimoine Militaire Canadien
Table des Matières


CHAPITRE 1
Les premiers guerriers
CHAPITRE 2
Les soldats du XVIe siècle
Voyages de découvertes
De la piétaille au soldat
L'enrôlement des soldats
Les soldats des expéditions au Canada
Les soldats de Cartier et de Roberval
Une cohabitation difficile
D'autres expéditions infructueuses
L'or des mers septentrionales
L'échec européen
CHAPITRE 3
Les premiers soldats de la Nouvelle-France
CHAPITRE 4
Les soldats du roi
CHAPITRE 5
Les Compagnies franches de la Marine du Canada
CHAPITRE 6
Les troupes de l'Atlantique
CHAPITRE 7
L'Empire militaire
ANNEXE A
L'Organisation de la Nouvelle-France
ANNEXE B
La vie quotidienne en Nouvelle-France
ANNEXE C
Drapeaux et uniformes
ANNEXE D
Références

    
CHAPITRE 2 Les soldats du XVIe siècle

    
    
Voyages de découvertes ( 1 page )

    
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John Cabot embarquant en costume de cérémonie sur le Matthew à Bristol, le 20 mai 1497. 
John Cabot embarquant en costume de cérémonie sur le Matthew à Bristol, le 20 mai 1497. 
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Un peu avant la fin du XVe siècle, l'attrait des terres inconnues, à l'Ouest, se fit sentir de nouveau et l'Amérique fut redécouverte par les Européens, qui tentèrent, tout au long du XVIe siècle, d'y fonder des colonies : les Espagnols et les Portugais optèrent principalement pour l'Amérique du Sud, tandis que les Français et les Anglais s'intéressèrent surtout à l'hémisphère nord.  Parmi toutes ces nations, seule l'Espagne en tirera des profits importants.  Le Canada fut à cette époque la visée de nombreuses explorations, depuis celle de Jean Cabot, en 1497, jusqu'à celles de Jacques Cartier, mais aucune implantation n'en résulta.  Ce territoire demeura donc, jusqu'au XVIIe siècle, l'apanage exclusif des autochtones.  Néanmoins, les prises de possession effectuées par Cartier dans la vallée du Saint-Laurent furent reconnues, et les terres découvertes désignées sur les cartes européennes comme la « Nouvelle-France ».

Ces intrépides explorateurs ne se seraient jamais lancés à la recherche de terres inconnues, peut-être peuplées d'indigènes aux dispositions incertaines, mais supposées féroces, sans s'assurer un minimum de sécurité avec de bonnes armes et des gens qui en connaissaient le maniement et l'entretien.  Aussi, quelle que soit leur nationalité, les marins qui signaient leur engagement pour ces expéditions devaient-ils être capables de se transformer en « hommes d'armes » face au danger.  Chaque galion était équipé, dans cette éventualité, d'une réserve d'épées, de piques et d'arquebuses, et pourvu de quelques pièces d'artillerie.  La distinction entre « navire de guerre » et « navire marchand » restait cependant assez vague.  D'une façon générale, le galion ordinaire, qui faisait du commerce une année, pouvait être armé « en guerre » l'année suivante pour une campagne militaire, puis être affecté de nouveau au transport des denrées.  Il y avait quelques notables exceptions, comme le Great Harry, grand galion de guerre britannique.

Pour avoir développé un type de navire capable d'effectuer de longs voyages océaniques, les Européens du XVIe siècle jouissaient d'un avantage révolutionnaire sur tous les peuples de leur temps.  Ce ne fut pas seulement l'Amérique que leur avance technique mit à leur portée.  À la même époque, ils réussirent également à contourner l'Afrique.  Les Portugais, qui dominaient à ce moment-là la scène maritime, atteignirent l'Inde en 1500, puis se rendirent jusqu'en Extrême-Orient.

    
    
Images additionnelles
    
    
Navires portugais, début du XVIe siècle Le Matthew, navire de John Cabot, 1497 Galion du XVIe siècle    
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  Dernière mise à jour: 2004-06-20 Top of Page Avis importants